Les numériques. · R'HIc
EP 01 : Et si les algorithmes devaient vous rendre curieux ?
La loi Curiosity First entre en vigueur
Après 60 minutes de visionnage, l’algorithme a l’obligation légale de sortir l’utilisateur de sa bulle. Une vidéo sur les coraux. Un documentaire sur le tango argentin. Un court-métrage burkinabè.
La résistance des plateformes et des utilisateurs
Les plateformes protestent. Les utilisateurs pestent les trois premières semaines. Les forums s’enflamment : « C’est mon temps, je regarde ce que je veux. » Une pétition récolte 2 millions de signatures en 48h.
L’effet inattendu
Puis quelque chose d’étrange se produit. Les gens recommencent à avoir des sujets de conversation. Des passions inattendues. Une femme de 54 ans, comptable à Lyon, découvre la poterie japonaise raku. Un adolescent de Marseille se passionne pour l’astronomie après une vidéo sur les naines blanches.
Ils n’auraient jamais cherché ça. L’algorithme les y a emmenés de force. Et ils en sont reconnaissants.
« On a cru que les gens voulaient toujours la même chose. Ils voulaient juste qu’on leur fasse confiance pour découvrir autre chose. »
— Lena Strauss, ingénieure, à l’origine de la simulation
Un modèle économique plus solide
Personne ne veut revenir en arrière. Pas même les plateformes, qui ont découvert un modèle économique plus solide : des utilisateurs curieux restent. Des utilisateurs dépendants, eux, finissent par partir.
Et si la vraie rétention, ce n’était pas l’addiction — mais l’émerveillement ?
Les résultats concrets
Un sociologue de l’université de Genève publie une étude deux ans plus tard : le quotient de curiosité moyen a progressé de 12 points. Les discours extrémistes, nourris par les bulles de filtre, ont reculé de 23%. Les bibliothèques connaissent une fréquentation record.